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LA LOI ALUR n° 2014-366 du 24 mars 2014 TRANSFÈRE LA COMPÉTENCE COMMUNALE EN MATIÈRE DE PLAN LOCAL D’URBANISME AUX EPCI

LA LOI ALUR n° 2014-366 du 24 mars 2014 TRANSFÈRE LA COMPÉTENCE COMMUNALE EN MATIÈRE DE PLAN LOCAL D’URBANISME AUX EPCI

MISE EN ƒUVRE ET ENCADREMENT DU TRANSFERT DE LA COMPÉTENCE PLU AUX EPCI

Transfert automatique ou opposition

A partir du 27 mars 2017, la loi ALUR (art. 136) Ă©tend considĂ©rablement la compĂ©tence des EPCI en matiĂšre de documents d’urbanisme au dĂ©triment de la libertĂ© des communes qui les composent : les EPCI seront, Ă  cette date, automatiquement compĂ©tents en matiĂšre de PLU. En effet, l’article L. 5214-16 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales (CGCT) prĂ©voit dĂ©- sormais que l’EPCI « exerce de plein droit au lieu et place des communes membres » les compĂ©tences relevant notamment du PLU. La loi a toutefois prĂ©vu un droit d’opposition pour une minoritĂ© de communes dans les trois mois prĂ©cĂ©dant l’expiration du terme susmentionnĂ©. Ainsi, 25 % des communes reprĂ©sentant au moins 20 % de la population pourront s’opposer Ă  ce transfert automatique.

Palliatif de l’opposition

En cas d’opposition au transfert de compĂ©tence avant le 27 mars 2017, le transfert pourra ĂȘtre une nouvelle fois prononcĂ© par l’organe dĂ©libĂ©rant de l’EPCI aprĂšs le renouvellement des conseils municipaux et communautaires, sous rĂ©serve que la mĂȘme minoritĂ© de blocage ne soit pas rĂ©unie dans un nouveau dĂ©lai de trois mois Ă  compter de l’avis favorable du conseil de communautĂ©.

Ces modalitĂ©s de transfert de compĂ©- tence automatique dĂ©rogent Ă  l’article L. 5211-17 du CGCT qui subordonne habituellement cette formalitĂ© Ă  une majoritĂ© de 2/3 des communes reprĂ©sentant plus de la moitiĂ© de la population ou de la moitiĂ© des communes reprĂ©sentant les 2/3 de la population.

GARANTIES DESTINÉES À LIMITER L’OPPOSITION DU TRANSFERT DE COMPÉTENCE AUX EPCI

Mesures transitoires

Afin de rassurer temporairement les communes dessaisies de leur « compé- tence PLU », la loi dispose que :

  • l’EPCI, avec l’accord de la commune, peut poursuivre une procĂ©- dure communale d’élaboration, de modification, de rĂ©vision ou de mise en compatibilitĂ© d’un PLU avec une dĂ©claration de projet si cette procĂ©dure a Ă©tĂ© engagĂ©e par la commune avant le transfert de compĂ©tence (art. 136 de la loi) ;
  • lors d’une annulation contentieuse ou d’une dĂ©claration d’illĂ©galitĂ© d’un PLU d’une de ses communes membres approuvĂ© avant le transfert de compĂ©tence, l’EPCI peut approuver le nouveau PLU communal sans attendre l’élaboration ou l’approbation du PLUI (L. 123-1 CU).

Maintien du rĂŽle communal

Enfin, dans ce mĂȘme objectif, le lĂ©gislateur a en outre prĂ©vu :

  • qu’une « confĂ©rence des maires » est créée pour fixer les modalitĂ©s de collaboration entre l’EPCI et ses communes membres. Le nouvel article L. 123-6 du code de l’urbanisme impose que ces modalitĂ©s soient fixĂ©es par une dĂ©libĂ©ration initiale ;
  • que l’EPCI est tenu de dĂ©libĂ©rer sur l’opportunitĂ© de donner suite Ă  la demande d’une de ses communes membres Ă  ĂȘtre couverte par un plan de secteur (plan couvrant l’intĂ©gralitĂ© du territoire d’une ou plusieurs communes membres de l’EPCI et prĂ©cisant les OAP et le rĂš- glement spĂ©cifiques Ă  ce secteur (nouvel article L. 123-1-1-1 du CU).

A noter : 

  • La « confĂ©rence des maires » créée par l’article L. 123-6 du code de l’urbanisme sera convoquĂ©e par le prĂ©sident de l’EPCI. Ce dernier devra mentionner expressĂ©ment la rĂ©union de cette instance de « collaboration » dans le document de convocation des maires des communes membres.
  • Les EPCI, durant la pĂ©riode allant du 26 mars 2014 (date de publication de la loi) au 27 mars 2017, peuvent naturellement procĂ©der au transfert par le biais de la procĂ©dure de droit commun 2/3-1/2 prĂ©vue Ă  l’article L. 5211-17 du CGCT.

Rappel :

  • La vocation intercommunale du PLU avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© reconnue par la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 dite « loi Grenelle II », sans que la compĂ©tence communale ne soit transfĂ©rĂ©e de plein droit. 

La question des stationnements manquants dans les permis de construire : la suppression de la PNRAS au 1er janvier 2015 ou l’impossibilitĂ© de rĂ©aliser certains projets immobiliers

La question des stationnements manquants dans les permis de construire : la suppression de la PNRAS au 1er janvier 2015 ou l’impossibilitĂ© de rĂ©aliser certains projets immobiliers

LES SUBSTITUTS PERMETTANT DE SATISFAIRE À L’OBLIGATION DE RÉALISATION DE STATIONNEMENT SUR LE TERRAIN D’ASSIETTE PRÉVUE PAR LE PLU

Environnement immédiat du projet

Le pĂ©titionnaire a la facultĂ© : – de pouvoir rĂ©aliser des aires de stationnement dans l’environnement immĂ©diat du terrain du projet, – d’obtenir un contrat de concession long terme dans un parc public de stationnement existant ou en cours de rĂ©alisation, – d’acquĂ©rir des places dans un parc privĂ© de stationnement existant ou en cours de rĂ©alisation.

La PNRAS

Avant le 1er janvier 2015, sous rĂ©serve d’un taux de TA infĂ©rieur Ă  5%, et lorsque le pĂ©titionnaire ne peut satisfaire aux obligations de stationnement sur le terrain d’assiette du projet ou dans son environnement immĂ©diat, il dispose de la facultĂ© de s’acquitter de la PNRAS Ă  la condition que les communes ou groupements compĂ©tents en matiĂšre d’urbanisme aient instituĂ© par dĂ©libĂ©ration la PNRAS

A compter du 1er janvier 2015, cette possibilitĂ© facilitatrice de l’autorisation de certains projets disparaĂźt dĂ©finitivement et notamment lorsqu’un document d’urbanisme ancien est remis en vigueur (Ex : POS qui prĂ©voirait des obligations importantes en matiĂšres de stationnement dans les zones densĂ©ment urbanisĂ©es).

L’INSUFFISANCE DES PALLIATIFS PRÉVUS PAR LA RÉFORME

La majoration de la TA permettant la réalisation de parcs publics de stationnement

Le lĂ©gislateur laisse le soin aux communes ou EPCI compĂ©tents d’éventuellement majorer le taux de la TA afin de financer les parcs publics de stationnement dans les secteurs qui requiĂšrent des besoins. L’objectif thĂ©orique Ă©tant que, le pĂ©titionnaire puisse obtenir une concession Ă  long terme dans ce dernier lorsqu’il ne peut rĂ©aliser des aires de stationnement sur le terrain d’assiette de son projet.

La création de dérogations

L’autoritĂ© chargĂ©e de dĂ©livrer le permis de construire peut dĂ©roger aux obligations en matiĂšres de crĂ©ation d’aires de stationnement en cas de surĂ©lĂ©vation d’une construction achevĂ©e depuis plus de deux ans, lorsque cette surĂ©lĂ©vation a pour objet la crĂ©ation de logements, en cas de transformation Ă  usage principal d’habitation d’un immeuble existant, enfin en cas de construction de logements situĂ©s Ă  moins de 500 mĂštres d’une gare ou d’une station de transport public guidĂ© ou de transport collectif en site propre.

A noter : 

  • L’article L. 123-1-12 du code de l’urbanisme prĂ©voit pour le pĂ©titionnaire de satisfaire aux obligations minimales en matiĂšre de stationnement prĂ©vues gĂ©nĂ©ralement, par le PLU. Ce dernier peut dĂ©sormais fixer un nombre maximal d’aires de stationnement Ă  rĂ©aliser lors de la construction de bĂątiments destinĂ©s Ă  un usage autre que d’habitation lorsque les conditions de desserte par les transports publics rĂ©guliers le permettent.
  • L’article L. 332-7-1 du code de l’urbanisme prĂ©voit les modalitĂ©s d’application de la PNRAS et son plafond par place de stationnement non rĂ©alisĂ©e. La dĂ©libĂ©ration instituant la PNRAS s’applique dĂšs acquisition du caractĂšre exĂ©cutoire de cette derniĂšre.
  • L’ordonnance n° 2013-889 du 3 octobre 2013 relatif au dĂ©veloppement de la construction de logements prĂ©voit la crĂ©ation des diffĂ©rentes dĂ©rogations venant compenser la suppression de la PNRAS

Déposer sa marque viticole en Chine : Un préalable indispensable pour bénéficier des subventions « FranceAgriMer »

Déposer sa marque viticole en Chine : Un préalable indispensable pour bénéficier des subventions « FranceAgriMer »

La dĂ©cision du Directeur GĂ©nĂ©ral de FranceAgriMer en date du 8 octobre 2013 (AIDES/SACT/D 2013-57) a modifiĂ© sensiblement les conditions d’attribution des subventions du programme de promotion des vins par les entreprises et interprofessions.

En effet, depuis cette date, l’agence FranceAgriMer* exige que les opĂ©rateurs aient dĂ©posĂ© leur marque viticole en Chine avant octroi de toute subvention.

Qu’est-ce que le programme de promotion ?

Ce programme de promotion vise Ă  amĂ©liorer la compĂ©titivitĂ© et Ă  dĂ©velopper l’image et la notoriĂ©tĂ© des vins français de qualitĂ© (AOC-AOP/IGP/Vin de cĂ©page) sur les marchĂ©s hors Union EuropĂ©enne.

France-Agri-Mer est l’organe en charge de cette mission. Il octroie, Ă  ce titre, des subventions dans le cadre d’opĂ©rations marketing et de communication : publicitĂ©s, relations publiques et presses, promotions, ainsi que pour les participations aux salons professionnels et manifestations internationales, etc.

Ce qui change depuis le 8 octobre 2013 :

L’octroi de subventions pour toute opĂ©ration de promotion sur le territoire chinois, est rĂ©servĂ© exclusivement aux opĂ©rateurs ayant au prĂ©alable dĂ©posĂ© leur marque viticole principale auprĂšs des autoritĂ©s chinoises.

Il est donc impératif de déposer sa marque en Chine afin de bénéficier des subventions « FranceAgriMer » pour toute opération de promotion sur le sol Chinois.

Comment déposer en Chine ?

Seul les mandataires auprĂšs de la SAIC* peuvent dĂ©poser une marque en Chine. La procĂ©dure de dĂ©pĂŽt doit prĂ©fĂ©rablement ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©e d’une recherche d’antĂ©rioritĂ© afin de vĂ©rifier que votre marque n’ait pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© enregistrĂ©e par un tiers sur le territoire chinois.

Il est Ă©galement possible de dĂ©poser sa marque en Chine via la marque internationale.

Une procĂ©dure d’enregistrement* de marque en Chine demande 12 Ă  18 mois. NĂ©anmoins, dans le cas Ă©voquĂ© ci-dessus, France-Agri-Mer n’exige pour remplir cette formalitĂ©, qu’un justificatif du dĂ©pĂŽt* de marque Ă  joindre au plus tard avec la premiĂšre demande en paiement des subventions.

FranceAgriMer :

Établissement national de l’agriculture et de la mer en charge de la gestion des aides publiques nationales et communautaires.

DépÎt de marque :

Date Ă  laquelle la demande d’enregistrement d’une marque est dĂ©posĂ© auprĂšs de l’office compĂ©tent. La Chine Ă  l’instar de la France n’accorde aucun droit privatif sur la marque du fait de son simple usage, le premier dĂ©posant Ă©tant considĂ©rĂ© comme seul titulaire.

Enregistrement de la marque :

Date Ă  laquelle la marque est dĂ©finitivement enregistrĂ©e aprĂšs une procĂ©dure d’examen postĂ©rieure au dĂ©pĂŽt.

SAIC (State Administration for Industry & Commerce) :

Office Chinois de la propriété industrielle